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Comboros, confluence(s) traditionnelles
Depuis 2017, le plateau granitique des Combrailles, dans le Puy-de-Dôme, accueille chaque mois d’août ce festival, un événement dédié aux musiques et danses traditionnelles. Imaginé par le Centre départemental des musiques et danses traditionnelles (CDMDT 63), qui organise aussi le festival Les Volcaniques, il puise son nom dans un mot celte évoquant la confluence des rivières – comme une métaphore de ce que ces musiques sont : « Elles se croisent, se transforment, tout en restant ancrées dans leurs territoires », résume son coordinateur général, Loïc Etienne.
Festival Comboros
Porté par une vingtaine de bénévoles épaulés par l’équipe salariée, Comboros revendique d’être « un carrefour de rencontres et de musique ». Sa programmation engagée reste fidèle au répertoire trad’ tout en s’ouvrant à des formes variées : concerts assis, spectacles de rue, soirées acoustiques sous chapiteau… même si les bals restent centraux.
En soirée, trois scènes tournent en parallèle, dont une 100 % acoustique sous chapiteau : un retour aux racines qui ravit les festivaliers et pousse les artistes à adapter leurs prestations à ces conditions. « Les gens qui dansent, même s’ils sont silencieux, font du bruit avec leurs corps », note Loïc Etienne.
Mais Comboros, c’est aussi un laboratoire à ciel ouvert : écoresponsabilité (compost, producteurs locaux, covoiturage), accessibilité, inclusion, médiation, parité… Autant d’engagements qui prolongent la vocation politique du projet. Une pré-soirée dans plusieurs villages permet aussi de mettre en lumière les forces vives du territoire. La Sacem, partenaire historique du CDMDT, accompagne le festival : « Même si beaucoup d’œuvres relèvent du domaine public, nous soutenons la création actuelle. Une bourrée des Combrailles peut donner lieu à mille interprétations. Ce que nous défendons, c’est une continuité vivante, entre tradition orale et réinvention collective. »
Entre public de niche et curieux de passage, Comboros crée un espace rare de transmission et de partage, où l’on danse, apprend, écoute et se rencontre. Une bonne manière de rappeler que ces musiques, qui pourraient paraître du passé ou figées, sont, « par essence, en constante évolution ».
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